La Rédac’ a testé pour vous la sieste musicale des Tontons Fringueurs

© Thierry Ploquin

Hier, le rendez-vous était pris à 14h30 pour une sieste musicale par les Tontons Fringueurs. Deux loustics animés d’une passion pour la bossa, la douceur des mélodies, les paroles colorées et les notes fruitées. Sur une île, dans le désert ou au son de la brise et des oiseaux, cette sieste musicale est une merveille. De quoi se mettre dans l’ambiance pour la suite des festivités.

Orianne B.

Dans la marmite de Caroline Brard gérante de Toc Toque, traiteur fermier et local.

© Caroline Brard

Caroline créée son entreprise en 2014 car elle a envie de faire ses propres expériences, travailler selon ses propres valeurs. Avec son conjoint, ils mènent de front leurs vies professionnelle et familiale. Caroline reprend ses études en passant un Brevet Professionnel Responsable d’Exploitation Agricole puis se forme au tourisme vert et à l’accueil à la ferme. Le couple poursuit la rénovation d’un corps de ferme à Angrie avec un laboratoire de cuisine pour inscrire dans un même lieu la production et la transformation de produits fermiers, bio et locaux.

« En ce moment, je fais surtout des mariages avec une jauge qui peut aller de quinze à deux cents personnes. Nous proposons différentes formules qui vont du buffet au service à l’assiette. Pour des moments champêtres vintage, nous sommes tous habillés en pantalon beige, chemise blanche, bretelles et nœud papillon afin de mettre aussi en valeur les personnes avec qui je travaille. Je cuisine tout le temps en musique, ça peut être un groupe datant des années 2000, les Spice Girls que j’écoutais à fond avec mes copines, c’est le plaisir coupable. J’ai grandi avec les Pink Floyd, Dire Straits que j’affectionne particulièrement. Quand je fais de la pâtisserie, j’ai besoin d’être calme, je mets de la musique classique. J’organise des soirées esprit guinguette avec mes amis, nous nous déguisons et aimons beaucoup le rockabilly, Jerry Lee Lewis, Elvis Presley, The Beach Boys… Je suis comme un musicien qui rentre en scène, j’ai toujours un petit moment de trac avant le service. En cuisine et en musique, lors de la création d’un plat, d’un morceau, d’une chanson, il y a tout un travail de réflexion à mener. J’ai tous mes ingrédients et je trouve les accords comme les notes de musique qui vont ensemble.

L’automne, je fais cette recette, un velouté de panais au foie gras avec un œuf mollet croustillant. Je fais revenir un oignon dans une casserole, je rajoute trois à quatre panais moyens. Je mouille avec du fond de volaille et un petit peu de gros sel. Je laisse mijoter, les panais se réduisent en purée. Je mixe et je mets de la crème fraîche pour l’onctuosité. J’assaisonne avec du cubèbe, c’est un faux poivre aux arômes de vieux cuir. Je garde le velouté au chaud. Je fais cuire les œufs, cinq à six minutes dans l’eau bouillante, ils sont mollets. Je les plonge dans de l’eau glacée puis les écale avec délicatesse. Je les roule successivement dans de la farine, du blanc d’œuf et de la chapelure et je recommence. L’œuf est cuit une minute à la friteuse, il devient doré et croustillant. Dans uns assiette creuse, je verse le velouté de panais dans le fond, je dépose l’œuf, je saupoudre de fleur de sel, et de cubèbe. Un filet d’huile de noisette, quelques pousses de roquette, des éclats noisettes grillées, des cubes de foie gras finalisent l’assiette.

Mon conjoint m’a fait découvrir un hôtel-restaurant, un vrai coup de cœur : La Brèche à Amboise. C’est un restaurant gastronomique trois étoiles. Le chef cuisine avec sa fille et sa femme dirige la salle. La cuisine y est très raffinée avec des produits de saison. La salle est le miroir de la cuisine, le service est de qualité. Nous avons mangé sous les arbres sur la terrasse, le cadre est idyllique. En toutes saisons, les saveurs et les assiettes sont magnifiques. Le chef cuisine les plantes sauvages, les fleurs, c’est vraiment une démarche qui nous intéresse. J’ai un poivre de Sichuan que j’utilise pour faire le magret de canard séché. Je fais aussi une tarte fine à l’abricot avec une crème d’amande-romarin, un coulis de pêches blanches et quelques feuilles de mélisse. Quand on croque dedans, c’est frais, acidulé… »

Gisèle C.

Sur la platine de l’Autre Radio

Aujourd’hui, nous avons inversé les rôles et interviewé les journalistes de l’Autre Radio pour leur demander leur dream team !

Bruno et Joël – L’Autre Radio © Jean Thévenoux

Bruno : « Je suis un amateur passionné de blues. J’ai eu la chance de rencontrer B. B. King et de lui serrer la main. Je ne me suis pas lavé la main depuis ! J’adore les nouveautés, par exemple Same Player Shoot Again qui est un groupe fabuleux. Beaucoup d’autres jeunes artistes français s’expriment à travers cette musique. Mon ambition est de les aider à faire connaître le blues. En ce moment, j’écoute l’album Horosho de Elise & The Sugarsweets, un groupe français. »

Joël : « Dans ma voiture, j’écoute depuis 3 semaines Caetano Veloso, chanteur brésilien toujours très frais malgré ses 80 printemps. Parfait pour les chaleurs de l’été ! »

Catherine L. et Kathy D.

La Rédac’ a testé pour vous les producteurs du Touristic’ Truck

Guillaume Bellec © Jean Thévenoux

L’Office de Tourisme de l’Anjou bleu est présent sur le festival avec son Touristic’ Truck pour présenter l’offre touristique du territoire et mettre en valeur la diversité des produits locaux dans une boutique éphémère. L’équipe du camion bleu assure aussi un accueil mobile d’avril à octobre sur les marchés de Candé le lundi, Pouancé le jeudi et Châteauneuf-sur-Sarthe le vendredi, pour aller au devant des habitants et touristes, en plus des bureaux de Segré et Le Lion-d’Angers.

Chaque jour, l’équipe invite un producteur sur son stand pour lui laisser la parole. Vendredi c’est Fred Bossé, de la Ferme des Julinières au Tremblay, qui nous a fait goûter du saucisson. Le cochon est élevé et transformé sur l’exploitation, qui est labellisée HVE (Haute Valeur Environnementale), sans OGM, ni pesticides. Le Pésan (à la saveur du patois local) ou le Nom de Dious (avec des noisettes en plus) sont vendus le mercredi à la ferme, chez les Toques de Papa à Bourg d’Iré ou chez Carvrac.

Samedi, nous avons testé le bœuf mariné séché de Guillaume Bellec, société L’Auroch à St Martin-du- bois. Innovant sur le marché, il en est le seul producteur français. S’inspirant du Beef Jerky américain, Guillaume l’a réalisé à partir de rond de gîte de bœuf français. Il a accommodé la recette en créant une marinade bio à la sauce soja, à l’ail, au poivre, au vin rouge et au laurier, puis en faisant sécher la viande en une journée. Il a obtenu un produit, avec seulement 5% de matière grasse et à forte valeur nutritive, qui se conserve un an à température ambiante. Parfait pour l’apéro ou la randonnée !

Aujourd’hui, c’est David Léridon, producteur de fromage de chèvre à la ferme de Glatigné à Nyoiseau, qui nous fait découvrir ses produits. Vous pourrez goûter du frais, de l’affiné ou du très sec. N’hésitez pas à aller à sa rencontre.

Catherine L. et Kathy D.

L’envers du décor : Alain, coordinateur des bénévoles, souhaite passer la main

© Thierry Ploquin

Présent sur le festival depuis l’origine, d’abord en tant que festivalier, Alain assure la coordination des équipes de bénévoles depuis 9 ans. Son rôle principal est de vérifier que la présence des 90 bénévoles permet d’assurer le déroulement fluide des journées. Il s’assure auprès des salariés, pour chaque poste clé, des besoins de dernière minute afin de répondre aux urgences. Il veille à ce que chaque bénévole soit heureux de participer aux tâches qui lui sont confiées. Il a toujours un œil sur le catering, le bar et la billetterie, lieux stratégiques pour lesquels il est prêt à parer à toute éventualité en puisant dans la réserve de « bénévoles volants”.

Dès le matin, Alain est sur le pied de guerre et s’active. Il a les yeux partout, contrôle la propreté du parc quitte à prendre le seau et l’éponge. Il arpente le site, répond aux questions, surveille la messagerie, donne les ordres, confie les missions toujours avec un bon mot dont lui seul a le secret. Multitâche, seule Shiva a davantage de bras que lui.

Chez lui, c’est une caverne d’Ali Baba : matériel divers, objets de décoration en veux-tu en voilà, plantes à bichonner tout l’hiver pour les ressortir luxuriantes début juillet… Tous les indispensables pour égayer le village et le rendre avenant y sont stockés dans une dépendance. C’est également chez lui que, quelques semaines en amont du festival, un groupe de bénévoles s’active sous sa direction pour inventer de nouvelles décorations.

Alain, c’est aussi une plume ! Spécialiste de l’édito du Toque & Notes, qu’il n’a nul besoin de signer car son style inimitable suffit à l’identifier, il collabore régulièrement à la rédaction du journal du festival. Il a publié Le Finistère un guide pluridisciplinaire de son département d’origine, deux recueils de poèmes Ici est un pays et Ici est un mot, Horodiaque, un ouvrage de portraits poétiques basés sur le thème astral de personnalités. Il a aussi été éditeur, en particulier de thèses d’historiens dont certaines ont été primées. Alain s’est également essayé à l’élevage. Ses enfants d’abord, puis des chiens Berger-Belge qu’il a vendus dans le monde entier. Quel pedigree !

On ne vous raconte pas sa vie professionnelle d’une incroyable densité et diversité. Oui mais voilà, Alain aimerait bien passer le flambeau. L’an prochain, son souhait serait de revenir en qualité de doyen honoraire des bénévoles, pour pouvoir enfin écouter son premier concert en entier, tranquillement calé dans une chaise longue !

Psst la programmation : pourriez vous inviter Keith Jarrett pour lui faire plaisir ?

Catherine L. et Kathy D.

C’était hier…

Ellinoa © Thierry Ploquin

Vous aimez la guitare, vous aimez le blues ? Alors vous étiez servi hier soir ! Tout a commencé par une chaude après-midi d’été, dans le parc de Bourg Chevreau avec un joli set tout en finesse de la chanteuse voltigeuse Ellinoa, un bonbon rose au cœur fondant. Un délice.

Same Player Shoot Again © Jean Thévenoux

Virage à 100 à l’heure avec Same Player Shoot Again, un coup de cœur de la Rédac’. Avec leur hommage au roi des guitaristes de blues, Freddie King, ils insufflent un souffle d’énergie et réchauffe l’atmosphère déjà caniculaire. Tiens, ne serait-ce pas Bob Dylan à la guitare ? Avec des soli tous plus virtuoses les uns que les autres, et une section de cuivres au top, on remercie chaleureusement le Saveurs Jazz Festival pour ce moment.

Kēpa © Jean Thévenoux

Puis un homme-orchestre prend possession de la scène de la marmite. Il s’agit de Kēpa. À la manière d’un
machiniste éclairé, il manie ses bottlenecks d’un doigt de maître. Avec son pedalboard fluo, son harmonica, et ses guitares blues, on imagine le début d’un western métallique où les chevaux partent au galop au milieu des bottes de paille. Merci pour le voyage !

Popa Chubby © Jean Thévenoux

Place au célébrissime Popa Chubby et son groupe sur la scène du parc. De Jimi Hendrix, à Somewhere Over The Rainbow en passant par de grands standards, remis à la sauce Popa, le public est survolté !

Cecil L. Recchia © Jean Thévenoux

Enfin, Cecil L. Recchia clôt cette joyeuse journée mélodieuse par sa voix et son interprétation remplies
d’émotions.

Orianne B.

Dans la marmite de Vincent Vella, chanteur de Same Player Shoot Again… Du blues dans la cuisine.

Voici la première phrase de Vincent : « Pour tout vous dire, je fais partie de ceux qui seraient incapables de choisir entre cuisine et musique. » L’entrée annonce un menu intéressant !

Same Player Shoot Again © Thierry Cattier

« Mes parents se sont rencontrés à l’école Ferrandi (grande école qui forme l’élite de la gastronomie et de l’hôtellerie) à Paris. J’ai grandi dans une famille où la cuisine est un art de vivre. Si la musique ne m’avait pas piqué très jeune, je serais probablement cuisinier aujourd’hui. Je considère la cuisine comme la musique : un art voire une hygiène de vie. Les métiers de cuisinier et de musicien ont de nombreuses similitudes. Il faut être passionné, le talent est un vrai plus. Pour tirer son épingle du jeu, détermination et créativité sont essentielles. »

Vincent n’a pas de playlist particulière quand il est devant les fourneaux. Son prologue favori est le titre de James Brown : People get up and drive your funky soul. « Je cuisine exclusivement au feeling, je n’ai aucun livre de recettes à la maison. N’ayant pas beaucoup de temps pour cuisiner, j’achète des produits de saison pour pouvoir les déguster simplement. J’attends la saison estivale, surtout pour les tomates. J’accompagne les premiers apéros en terrasse d’une tarte aux tomates et au chèvre avec un vin blanc corse, Clos Canarelli, une valeur sûre.

Pour la recette, préchauffez le four à 180°C. Enfournez une pâte feuilletée entre deux plats à tarte pour ne pas qu’elle gonfle. Précuire pendant une dizaine de minutes. En attendant, découpez trois belles tomates bien charnues en fines rondelles en retirant les pépins et l’excédent de jus. J’aime bien prendre plusieurs variétés de tomates pour associer les saveurs plus ou moins acides ou sucrées. Mélangez dans un bol un jaune d’œuf, une c.à.s d’huile d’olive, une c.à.s de moutarde à l’ancienne, une c.à.s de miel, une c.à.s de parmesan râpé, une bonne pincée de poivre et tapissez le fond de tarte. Disposez les tranches de tomates en carpaccio. Rajoutez le fromage à votre guise. J’utilise des tranches de bûche de chèvre mais vous pouvez aussi varier avec de la fêta ou de la ricotta. Assaisonnez de sel, de piment d’Espelette, d’origan, de
basilic frais et d’un filet d’huile d’olive. Enfournez 25 à 30 minutes à 180°C, laissez reposer autant de temps avant de déguster.

J’ai grandi entre Paris et Marseille, impossible d’y choisir un seul restaurant en particulier. Pour Marseille, j’ai envie de parler de Chez Zé, une institution marseillaise à l’ambiance unique, le rendez-vous des amis autour d’une cuisine provençale pleine d’amour. Il y a aussi Au Bord de l’Eau, pour leur recette de seiches en persillade, pour le coucher de soleil en terrasse au pied du petit port de pêche de la Madrague. Pour Paris, je suggère Les p’tites indécises, une bonne brasserie où j’ai rencontré ma femme et Au Vieux Cèdre, un minuscule snack libanais à côté de la place de la Contrescarpe où les sandwichs sont à tomber. » Bien boire et bien manger font bien chanter…

Gisèle C.

Sur la platine de Lisa, experte catering

© Thierry Ploquin

Cette année, une jeune entreprise née en janvier 2021 et spécialisée dans la restauration pour les équipes sustente artistes, salariés et bénévoles lors de festivals, tournages ou spectacles. Lisa assure la mise en place et le service pour seconder Martin, le cuisinier de Broken Kitchen. Pour se réveiller et commencer la journée de bonne humeur Lisa écoute Johnny B. Good de Chuck Berry. Pour la mise en place des plats, elle continue avec Superstition de Stevie Wonder, un morceau bien pêchu. Et pour éviter de s’endormir au moment du rangement, rien de mieux qu’Hurricane Season de Trombone Shorty.

Catherine L. et Gisèle C.

La Rédac’ a testé pour vous la soirée gourmande avec le chef Samuel Albert

Les convives sur le grill.

© Jean Thévenoux

Nous sommes allées à la rencontre des convives pour recueillir leurs motivations. Stéphanie et Régis sont venus avec leurs enfants de 6 et 8 ans pour leur faire découvrir la grande cuisine, ravis qu’il ne s’agisse pas d’un menu enfant. C’est l’idée d’allier gastronomie et musique qui les a attirés et de partager une soirée d’exception avec des amis. D’autres personnes ont été impressionnées par le soin porté à cette installation et ravies de déguster un menu tout en surprise.

Un gourmet nous a vanté l’accord des vins avec les mets. Un chardonnay du Domaine de la Sagesse accompagnait parfaitement le ceviche de truite bien relevé, aux arômes forts et doux à la fois qui explosaient en bouche. Pour le plat de résistance, un autre convive a particulièrement apprécié l’accompagnement original et parfumé à base de manioc et de polenta d’une volaille au brasero. Un excellent rouge « velours » du vignoble Sagesse des sols (cépage pineau d’Aunis) de exaltait les saveurs. Après un intermède musical avec Gauthier Toux et Antoine Favennec, les convives sont retournés à table pour croquer la fameuse pomme Magritte de Samuel Albert. Et certains en auraient bien mangé une deuxième…

Catherine L. et Kathy D.

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